COLUMA2019_13

Titre : NUISIBILITES DES MAUVAISES HERBES POUR L'AGRICULTEUR, LES CONSOMMATEURS HUMAINS ET LES ANIMAUX
Title :
Auteur(s) : J. GASQUEZ , M. DRON et M. DELOS (Académie d'Agriculture de France)
Evénement : COLUMA
Numéro : 24
Année : 2019
Numéro de page : 130
Nombre de pages : 16
Résumé : Parmi les bio-agresseurs, les adventices ont les premières fait l’objet d’un contrôle effectif par les agriculteurs au regard de leur nuisibilité. Il est rappelé que la nuisibilité des adventices ne se limite pas à une nuisibilité directe qui joue sur la quantité produite ou en raison de toxicité pour des grains ou des fragments de certaines adventices qui accompagnent la récolte (nielle du blé, datura, crotalaire, ricin, galega, ivraie enivrante…) ou les fourrages (séneçons) et jouent sur la sécurité sanitaire de l’aliment. Certaines espèces sont toxiques car allergènes (ambroisies, berces…). Cette toxicité peut être indirecte lorsque ces adventices favorisent des champignons toxiques (claviceps purpurea…) ou fragilisent la plante cultivée vis à vis de champignons producteurs de mycotoxines (Aspergillus, Fusarium…). La nuisibilité indirecte se traduit aussi par un potentiel grainier qui nécessitera un contrôle assidu, de longues années durant, ou le maintien de nombreux autres bioagresseurs, bactéries, virus, champignons ou ravageurs animaux durant le vide sanitaire relatif que devrait permettre une rotation des cultures bien choisie. Désormais, la complexité des interactions naturelles n’est plus seule en cause, la floraison des adventices peut interdire l’utilisation de nombreux produits phytopharmaceutiques si les évaluations qui se focalisent sur un éventuel risque pour les abeilles se traduisent effectivement en réglementations contraignantes.
Mots-clés : Concurrence, toxicité, ergot du seigle, datura, hôtes divers bioagresseurs, réglementation.
Abstract : Among the pests, weeds were the first to be effectively controlled by farmers for their harmful effects. It is recalled that the weed damages are not limited to a direct nuisance that affects the quantity produced or because of toxicity from seeds or fragments of certain weeds harvested (Agrostemma githago, datura, castor, crotalaria, galega, Lolium temulentum…) or fodder (groundsel) and play on the safety of the food and feed. Some species are toxic because allergens (ragweed, Heracleum sp ...). This toxicity can be indirect when these weeds favor toxic fungi (claviceps purpurea ...) or weaken the plant grown against fungi producing mycotoxins (Aspergillus, Fusarium ...). Indirect nuisance also includes seed potential that will require intensive control over many years, or the maintenance of many other pests, bacteria, viruses, fungi or animal pests during the relative crawl space that would be expected with adequate crop rotation. Now, the complexity of natural interactions is no longer the lone problem, weeds bloom may prohibit use for several pesticides if assessments that focus on a possible risk for bees actually turn into binding regulations for insecticides, fungicides and herbicides use on the crop long time before the crop flowering stage.
Keywords : competition, toxicity, rye ergot fungus, datura, hosts for various pests, regulations.
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